L'intelligence artificielle serait-elle l'incarnation de Dieu la plus réussie jusqu'ici ?
Des États aux peuples en passant par les entreprises et les institutions, tous sont à la merci de cette « super-intelligence », comme la désignent ses disciples.
Certains cherchent à se l'accaparer ; d'autres, au contraire, la distribuent comme moyen de contrôler les masses. Mais tous, nous l'idolâtrons, pensant qu'elle nous offrira enfin bonheur et liberté.
Selon Nietzsche, Dieu est mort, et nous n'avons jamais cessé de combler le vide laissé par sa disparition avec de nouvelles idoles : la Nation, le Progrès, la Science, l'Histoire... Et aujourd'hui l'IA. Mais cette dernière a un privilège qu'aucune idole n'avait eu — elle répond.
C'est la première fois que l'on obtient une réponse à la prière, immédiate, personnalisée, dans sa propre langue. Pire : un oracle sans prêtre, donc sans clergé à contester, donc sans hérésie possible.
Encore une fois, il y a quelque chose de plus grand que nous, pour lequel nous travaillons tous.