
Août 2026
Ici, je partage ce que je vois, fais, pense, découvre ou apprends. (Cette page est publiée via Keepsake, une application que j'ai créée pour capturer, organiser et partager vos idées. Testez-la ici : keepsake.place)
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Août 2026
C'est parce que nous autres, Orientaux, nous cherchons à nous accommoder des limites qui nous sont imposées que nous nous sommes de tout temps contentés de notre condition présente; nous n'éprouvons par conséquent nulle répulsion à l'égard de ce qui est obscur, nous nous y résignons comme à l'inévitable: si la lumière est pauvre, eh bien, qu'elle le soit! Mieux, nous nous enfonçons avec délice…
Nous faisons naître de la beauté en faisant naître des ombres dans des endroits par eux-mêmes insignifiants. — Éloge de l'ombre — Junichirô Tanizaki
« Impossible de discerner la nature de ce qui se trouve dans les ténèbres du bol, mais votre main perçoit une lente oscillation fluide, une légère exsudation qui recouvre les bords du bol, vous apprend qu'une vapeur s'en dégage, et le parfum que véhicule cette vapeur vous offre un subtil avant-goût de la saveur du liquide, avant même que vous en emplissiez votre bouche. Quelle jouissance dans cet…
Contrairement aux occidentaux qui s'efforcent d'éliminer radicalement tout ce qui ressemble à une souillure, les Extrême-Orientaux la conservent précieusement, et telle quelle, pour en faire un ingrédient du beau. C'est une défaite, me direz-vous, et je vous l'accorde, mais il n'en est pas moins vrai que nous aimons les couleurs et le lustre d'un objet souillé par la crasse, la suie ou les intempéries, ou qui paraît l'être, et que vivre dans un bâtiment, ou parmi des ustensiles qui possèdent cette qualité-là, curieusement, nous apaise le cœur et nous calme les nerfs. — Junichirô Tanizaki, Éloge de l'ombre

Beaucoup se plaignent des jours qui raccourcissent déjà. Moi je suis content : il est plus simple de profiter de la lumière du coucher du soleil. On croit que la lumière du soir est faite pour les paysages. Elle est…
Lire la suite →« Un reflet, une lumière, un geste, un sourire, un détail… et soudain, la vie vaut le coup d’être vécue. La beauté est là, tout autour de nous. Nous la côtoyons chaque jour, mais la plupart des gens ne la remarquent pas. Il suffit pourtant d’ouvrir les yeux pour la voir et d’écouter son cœur pour la sentir. La beauté n’a aucun message, ni aucune utilité, elle n’en demeure pas moins essentielle.…







Montpellier, août 2026. Repérage pour un futur workshop photo.

À Montpellier, en repérage pour la prochaine saison des workshops photo. Vous pouvez vous inscrire sur la liste d'attente pour être les premiers avertis des futures villes et dates : https://nicolascroce.com/workshops/
Je travaille sur une nouvelle fonction pour Keepsake : les marginalia.
À l'origine, les marginalia (latin : margo, marginis : marge) sont des notes manuscrites, des dessins ou des signes faits en marge d’un texte par le lecteur désireux d’apporter un complément d’informations, une pensée, une opinion, un enseignement au document. La marge devient alors un lieu que l’annotateur peut investir. (Lire à ce sujet : [Lecture…
Les poètes sont sans vergogne avec leurs expériences : ils les exploitent. — Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal, « Maximes et interludes », § 161
Quoi qu'il arrive dans la vie — l'amour, la santé, les affaires qui tournent mal — la réponse est toujours : Make good art. — Neil Gaiman, discours de remise des diplômes, University of the Arts, Philadelphie, 17 mai 2012
Un écrivain — et je crois, plus généralement, tout homme — doit penser que tout ce qui lui arrive est une ressource. Toutes choses nous ont été données dans un but […] et un artiste doit ressentir cela plus intensément. […] Toutes ces choses, y compris nos humiliations, nos malheurs, nos embarras, tout cela nous est donné comme matière première, comme argile, pour façonner notre art. — Jorge Luis Borges, entretiens avec Roberto Alifano, 1981-1983 (Twenty-Four Conversations with Borges, 1984)
En 1962, l'année de son prix Nobel, John Steinbeck écrit à une amie six conseils pour qui veut écrire. Ils paraîtront dans The Paris Review à l'automne 1975. Ce ne sont pas des règles de style : ce sont des ruses pour tenir la distance — il les présente lui-même comme ce qui lui permet de rester à peu près sain d'esprit pendant qu'il écrit.
Et la plus grande folie de toutes tient à ceci : rien que pour le faire, l'écrivain doit croire que ce qu'il fait est la chose la plus importante du monde. Et il doit s'accrocher à cette illusion même quand il sait que ce n'est pas vrai. S'il ne le fait pas, le travail ne vaut même pas ce qu'il aurait pu valoir. — John Steinbeck, Journal d'un roman
Il n’y a rien à juger. Si ce qu’une personne fait vous dégoûte, partez — sans verdict et sans justification, et peu importe qui elle est.
Sachez cependant que ce rejet dit aussi quelque chose sur vous. Retournez-vous parfois et comptez : si vous partez trop souvent, un recalibrage s'impose.
Quelques améliorations au niveau de la prise en charge des images et de la capture rapide dans Keepsake :

Dans plusieurs de ses livres, Nietzsche parle de lecture. Pour lui, le plus important, c'est d'assimiler plutôt que de stocker. Quelques idées que j'ai retenues :
Le bon goût est ce qui est reconnu, admis, cultivé — le goût des connaisseurs, du musée, de l'homme cultivé. C'est un chemin : la trace des autres, ce qu'ils ont approuvé. Adopter le bon goût, c'est adopter le goût de quelqu'un d'autre.
Le seul goût qui compte, c'est le vôtre, mais pas dans le sens « ce qui vous plaît ». Considérez votre goût comme un instrument, un révélateur qui ne se trompe jamais. C'est un symptôme de votre état : si vous êtes malade, votre goût est malade lui aussi. Votre goût ne vous garantit pas d'avoir raison. Il vous indique simplement de quoi vous êtes fait.
Retourne-toi. Ce que tu as fait, ce que tu as pensé, ce à quoi tu as donné ton temps et ton attention… Ne te demande pas si c'est bien ou mal. Demande-toi quel genre d'homme aurait besoin de cela.
Ce qui décide dans l'instant, ce n'est pas la conscience, ni une intuition qu'on interroge, mais un goût installé en amont, un instinct formé par des années de répétition et les choses tenues longtemps — d'où l'importance de trouver ce qui vous convient : environnement, lieu de vie, climat, nourriture, tempo, fréquentations.
La clé, c'est une réaction viscérale.
Un chemin, c'est la trace des autres. Il existe avant votre passage et il mène où ils allaient — ou veulent que vous alliez. Un sillage, quant à lui, n'existe pas devant. Il ne se voit que derrière. Il est intégralement produit par votre passage, et rien ne le suit — il disparaît.
De projet en projet, il n'y a pas de chemin à suivre. Avancez, et votre sillage apparaîtra.
Projet après projet, donnez une forme à ce que vous êtes. Tenez le même cap dix ans — celui de votre Étoile polaire —, sans avoir besoin qu'on l'approuve ni qu'on le conteste. Abordez chaque instant assez légèrement pour pouvoir en rire et assez pleinement pour vouloir tout revivre.



Ma nouvelle assistante. Recueillie au club il y a quelques jours. Depuis, un vrai pot de colle.
L'intelligence artificielle serait-elle l'incarnation de Dieu la plus réussie jusqu'ici ?
Des États aux peuples en passant par les entreprises et les institutions, tous sont à la merci de cette « super-intelligence », comme la désignent ses disciples.
Nouvelle expérience d'écriture immersive dans Keepsake, et publication en un clic sur votre page Keepsake (incluse dans votre abonnement), ou votre blog wordpress.

Vous gérez maintenant votre flux de travail de bout en bout au même endroit : capture des idées, incubation, rédaction et publication. Plus d'infos : https://blog.keepsake.place/fr/2026/07/blocs-de-temps-wordpress-notes-liees/
Pourquoi vous sentez-vous perdu ?
Parce que vous n'avez pas d'Étoile polaire.




Incendie du port de Canet-en-Roussillon, juillet 2026
Hier, un enfant au club : « Comme tu es le chef ici, est-ce que tu es riche ? »
Je lui ai répondu que non... Mais depuis, je regrette cette réponse.

Détails, juin 2026
« I learned this, at least, by my experiment: that if one advances confidently in the direction of his dreams, and endeavors to live the life which he has imagined, he will meet with a success unexpected in common hours. » — Henry David Thoreau, Walden



Cueillette des framboises, mai 2026




Ariège, mai 2026




Vallée du Ribérot, Ariège
Quand tu rencontres la bonne personne, ça ne ressemble pas à un effort. Il n'y a rien à forcer, rien à jouer. Tu tombes dans un rythme tranquille, une évidence — le genre de confort dont on a l'habitude uniquement avec quelqu'un qu'on connaît depuis toujours.
Cette personne devient un refuge. Tu arrêtes d'essayer. Tu es parfaitement bien à ne rien faire du tout.
While you’re busy imagining the worst case scenario, don’t forget to overthink the best case scenario too.
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