← Tous les articles
KeepsakeVos idées, contacts et projets connectés au même endroit.Essai gratuit →

Ne rien oublier au travail : le problème n'est pas la liste de tâches

5 min de lectureKeepsake

Mardi, 11 h. En fin de réunion, quelqu'un vous demande d'envoyer le chiffre de septembre « quand vous aurez une minute ». Dans le couloir, un collègue vous signale que le fournisseur a changé d'interlocuteur. À midi, un message : le client aimerait décaler le point de vendredi. Au déjeuner, une idée pour la présentation de jeudi.

Jeudi matin, l'idée vous revient. Le reste, non. Le chiffre de septembre n'est jamais parti, vous écrivez à l'ancien interlocuteur du fournisseur, et le client vous attend vendredi à l'heure qu'il avait demandé à changer.

Oublier au travail n'est pas un problème de charge

Le diagnostic habituel est « trop de choses à faire ». Regardez pourtant ce qui a été oublié : rien de difficile. Quatre éléments, dont aucun ne demandait plus de deux minutes.

Leur point commun est ailleurs. Ils sont arrivés par quatre canaux différents — l'oral en réunion, l'oral dans un couloir, une messagerie, une pensée — et aucun n'a atterri dans un endroit que vous consultez.

Au travail, on oublie rarement ce qui a été écrit. On oublie ce qui n'a jamais quitté l'endroit où c'est arrivé.

Pourquoi la liste de tâches ne règle pas ça

La liste de tâches paraît être la réponse évidente. Elle échoue pour une raison précise : elle exige une décision au moment de la capture.

Pour ajouter une tâche, il faut savoir si c'en est une, pour quand, dans quel projet, et comment l'intituler. Dans un couloir, entre deux portes, vous n'avez ni ces réponses ni les trente secondes nécessaires pour les trouver. Alors vous n'écrivez rien, et vous vous dites que vous vous en souviendrez.

Le second défaut est plus discret : la moitié de ce qui arrive n'est pas une tâche. « Le fournisseur a changé d'interlocuteur » est une information. L'idée pour jeudi est une note. Une liste de tâches n'a pas de place pour ça : soit l'information encombre la liste sous la forme d'une fausse tâche, soit elle disparaît.

Les solutions de fortune ne font pas mieux, et pour la même raison :

  • s'envoyer un email : l'information se noie dans la boîte de réception qu'elle devait soulager ;
  • le post-it : il reste sur le bureau quand vous êtes en déplacement ;
  • la note dans le téléphone : elle capture très bien et n'est jamais relue.

Chacune sait capturer. Aucune ne trie.

Séparer capturer et décider

Le principe est connu depuis la méthode GTD, et il tient en deux moments distincts.

  1. Capturer : un seul endroit, sans rien décider. Quelques mots, tels qu'ils viennent. Moins de cinq secondes entre la pensée et l'enregistrement.
  2. Trier : une ou deux fois par jour, vider cet endroit. Chaque élément devient une tâche datée, une note rattachée à une personne ou à un projet, ou part à l'archive.

La capture est rapide parce qu'elle ne décide rien. Le tri est rapide parce qu'il se fait à froid, en série, avec tout le contexte sous les yeux. Les deux gestes sont faciles séparément ; c'est les faire en même temps qui est impossible.

Ce qu'une application doit faire pour tenir

Si vous cherchez un outil pour ça, cinq critères comptent plus que tous les autres.

  • S'ouvrir directement sur la saisie. Si vous devez naviguer avant de taper, vous n'écrirez pas depuis un couloir. Le délai qui compte est celui qui sépare l'icône du curseur — nous l'avons détaillé dans prendre des notes rapidement sur mobile.
  • Fonctionner sans réseau. Ascenseur, parking, train : ce sont précisément les endroits où l'on repense à quelque chose.
  • N'avoir qu'une seule boîte d'arrivée. Deux boîtes, c'est deux endroits à vider, donc un qui ne l'est pas.
  • Transformer sans recopier. Une note capturée doit devenir une tâche ou rejoindre une fiche en un geste. Si le tri impose de tout retaper, il ne se fait pas.
  • Rattacher aux personnes et aux projets. « Le fournisseur a changé d'interlocuteur » n'a de valeur que si vous le retrouvez sur la fiche du fournisseur, le jour où vous lui écrivez.

La règle qui fait tenir le système

Une boîte de capture qu'on ne vide pas devient une deuxième liste d'oublis, simplement mieux rangée.

La règle est donc : la boîte est vide au moins une fois par jour. Vide ne veut pas dire traitée. Trier « envoyer le chiffre de septembre », c'est lui donner une date — pas l'envoyer. Le tri de tout ce que la journée a apporté prend rarement plus de cinq minutes, en fin de journée ou juste après le déjeuner.

Quand vous n'en avez pas besoin

Si presque tout ce que vous recevez arrive par écrit, dans un seul canal, et que vous le videz déjà chaque jour, votre boîte de réception fait office de boîte de capture. Ajouter un outil n'apporterait rien.

Le besoin apparaît dès que l'oral et les idées pèsent lourd : réunions nombreuses, travail sur le terrain, management, relation client. C'est là que les choses arrivent sans laisser de trace écrite.

Dans Keepsake

C'est le parcours pour lequel Keepsake a été conçu. Le formulaire de note rapide s'affiche avant le reste de l'interface et fonctionne hors ligne ; chaque note arrive dans l'Inbox. Au moment du tri, elle devient une tâche, s'ajoute à l'historique d'un contact, rejoint un projet par un tag, ou part à l'archive.

En résumé

Les quatre éléments de mardi auraient demandé vingt secondes de capture au total, et trois minutes de tri le soir. C'est le prix de la tranquillité d'esprit du jeudi.

Ne rien oublier au travail, ce n'est pas mieux s'organiser. C'est cesser de décider au moment où l'on capture.

Arrêtez de perdre ce qui compte

Capturez une idée, une tâche, un contact ou un lien en trois secondes. Keepsake relie le reste.

Un clic — vous y êtes. Sans carte bancaire. 30 jours gratuits.